Interview tirée de TP9.net - Mardi 18 janvier 2005
« Continuer à travailler »
Tony, vous n’avez fait qu’une bouchée de Washington hier soir (101-93). Que penses-tu de cette rencontre ?
J’ai bien aimé notre réaction après notre faux match contre Houston (défaite 73-67). C’est une défaite qui a été difficile à accepter parce que nous n’avons jamais été dans le rythme. Hier soir, c’était tout le contraire. Nous avons débuté la rencontre idéalement en menant 21-2. Notre défense était parfaite. Quand nous défendons comme ça et que nous mettons nos shoots, il est difficile de nous arrêter.
Avec 23 points, 8 passes et 7 rebonds, tu es le grand artisan de ce succès.
Je n’avais pas le choix, il fallait sortir un gros match. Avec Manu (Ginobili) absent et Tim (Duncan) malade (grippé), je devais prendre mes responsabilités et mettre tout le monde dans le rythme en menant le jeu du mieux possible. Brent Barry fait 5/5 à 3 points, Devin Brown marque 24 points. C’est bien, l’aide est arrivée de partout.
Un de tes objectifs de début de saison était de devenir régulier dans tes performances. Est-ce que tu penses avoir franchi ce cap ?
C’est vrai que j’ai été régulier tout le mois de décembre, en tournant à 17 points de moyenne et six passes. Et depuis début de janvier, je suis passé à 20 points. Je dois continuer comme ça sans me prendre la tête. Je ne dois pas me dire : « Ca y est, j’y suis arrivé. » Ce n’est jamais fini, il y a toujours des choses à faire. Je dois répondre présent à tous les matchs et amener de l’énergie pour rendre l’équipe meilleure. Si j’arrive à faire ça, le résultat suivra.
Par contre, il y a toujours ce problème de lancers-francs…
(Rires) On ne peut pas vivre dans un monde parfait…Non, c’est vraiment bizarre. Je shoote bien en ce moment, je me sens en confiance et bizarrement, je n’arrive pas à trouver un bon rythme sur les lancers-francs. C’est soit trop long, soit trop court, soit « in-out ». Alors oui, je sais, je suis à 65% de réussite. C’est nul. Mais en continuant à travailler, ça va revenir.
Quand Manu Ginobili effectuera-t-il son retour ?
Normalement, il sera là demain contre les Clippers.
Même si ça reste un des meilleurs joueurs de la Ligue, par rapport aux années passées, Tim Duncan est un ton en dessous. Comment l’expliques-tu ?
Je pense qu’il est fatigué. Avec les JO, il a dû jouer tout l’été et il n’a pas vraiment coupé. Ensuite, il a un peu mal au genou et à la hanche. A mon avis, il gère sa saison régulière. Il sera là pour les play-offs, il garde le meilleur pour la fin.
Depuis que Steve Nash est blessé, les Suns enchaînent les défaites. Qu’est-ce que ça t’inspire ?
Ca montre que Steve Nash est indispensable à cette équipe. S’il ne joue pas, Phoenix n’a plus le même visage. Les bons meneurs de jeu, tu les vois. Dès qu’ils ne sont plus là, l’équipe ne tourne plus de la même manière. En tout cas, c’est dommage qu’on ait perdu contre Utah ou Houston parce qu’aujourd’hui, on pourrait être devant eux. Mais bon, il n’y a plus qu’une victoire qui nous sépare. Et comme nous jouons vendredi chez eux, on a eu une chance de reprendre cette première place.
Le tirage au sort de l’Euro 2005 a eu lieu samedi et vous retrouverez dans votre groupe la Grèce, la Slovénie et la Bosnie-Herzégovine. Quel est ton sentiment ?
Je suis assez satisfait. Il faudra répondre présent contre la Slovénie qui est une grosse équipe. La Bosnie est normalement à notre portée et pour finir, on jouera la Grèce. A mon avis, ce match sera très important pour la première place. Il faut s’attendre à un match physique et à pas mal de moments chauds. J’ai lu sur internet qu’ils allaient nous exploser. On verra bien…
Beno Udrih t’a dit qu’il ne jouerait pas l’Euro. Pourquoi ?
J’en ai parlé avec lui. J’ai commencé à le chambrer sur l’Euro en lui disant qu’on allait se retrouver cet été mais il m’a dit qu’il n’avait pas eu de coupure depuis six ans et qu’il préférait se reposer pour faire une bonne deuxième saison avec les Spurs.
L’équipe de France te fait toujours rêver ?
Plus que jamais. Claude Bergeaud m’a d’ailleurs appelé aujourd’hui, il va venir à San Antonio dans quelques jours. On pourra parler comme ça de l’équipe de France.