Après un début d’Euro incroyablement décevant vu le potentiel de l’équipe, les Français se sont bien repris face à des Serbes un tantinet suffisants. Un exploit puisque jamais l’équipe de France n’avait battu les ex-Yougoslaves sur leurs terres.
J’ai été le premier à critiquer l’équipe de France pour plusieurs raisons :
- d’abord parce que qui aime bien, châtie bien. Et qu’est-ce que je les aime, ces français.
- leur niveau de jeu,
- l’inconsistance de leur basket,
- la contre-performance de Tony et cette attitude négative sur le parquet qu’il ne montre jamais aux Spurs,
- l’individualisme forcené de Mike "Le Trou Noir" Piétrus,
- cette manie qu’a Flo Piétrus à prendre des shoots à 3 points plutôt que d’aller attaquer le panier,
- l’incapacité de Bergeaud à bouleverser la hiérarchie de son équipe en faisant rentrer Rigaudeau et en mettant un Tony décevant sur le banc…
On a trop peu parlé des vraies satisfactions de cette équipe lors du premier tour :
- Boris. Of course. Ami Boris, si tu me lis, je te souhaite une grande carrière aux Suns, tu le mérites tout autant que Tony a mérité d’être arrivé dans une grande équipe dès son arrivée en NBA.
- Gelabale. J’avais aperçu ce ptit gars à Cholet quand il était tout gamin. On sentait le potentiel. Mais là , quelle claque. L’école Maljkovic, certainement.
- Les intérieurs français, qui, s’ils sont toujours dominés physiquement, montraient une vraie volonté de faire le ménage dans la raquette.
Certes, les Serbes sont tombés dans la marmite de la suffisance et ont certainement cru exploser la tronche des frenchies. D’ailleurs, le deuxième quart-temps était un peu à cette image. Les français sont retombés dans leur travers du premier tour. Notamment MP2 qui balançait à trois points ou forçait le jeu dès qu’on lui donnait le ballon…
Bref. La deuxième mi-temps fut différente et j’ai vibré devant ma télé comme j’ai rarement vibré devant un match de l’équipe de France, voire même de basket (ah si, peut-être le match 5 de la finale de cette année…). Les français ont renvoyé les Serbes soigner leur orgueil en vacances. L’exploit est historique, encore une fois, l’équipe revient de l’enfer basketballistique.
Mais maintenant ? C’est clair : faut taper la Lituanie. La confiance est de retour, l’équipe sur le papier est l’une des plus fortes qu’on ait eu en sélection depuis bien longtemps. Si le coeur suit, que les français pensent à partager le ballon plutôt que de la jouer NBA-style (en gros one on one, j’ai la balle, je shoote), la suite de l’Euro va peut-être encore me provoquer quelques pseudo-crises cardiaques sur canapé.
Allez les ptits gars !