Le basket est un sport vachard. Dans une fin de match tendue, l’équipe qui est devant est TOUJOURS désavantagée. Press tout-terrain, fautes sur fautes, lancers-francs décisifs…
A une minute de la fin, les français menaient de 7 points. On se voyait déjà en finale, moi le premier. Et puis les Grecs, morts de faim, n’ont pas lâché. On a été un peu tendres sur la défense, on a donné la balle à Tonio, assurance tous-risques aux lancers. Ratés deux sur quatre. Ce sport est vachard. Les Grecs, eux, tentent leur va-tout. No pressure. Diamantidis balance un missile à 3 secondes du terme. Il le met, il est un héros national, il le rate, bah au moins, il aura eu les corones de le tenter. Il le met. Forcément. Ce sport est vachard, j’vous dis.
66-67, les Grecs sont en finale, les français (joueurs, supporters, fans et moins fans de basket) sont par terre. Un goût d’amertume.
Hier soir, deux heures après le match, j’en étais encore malade. J’en ai vues, des fins de matches de basket à la con, mais celle-là fait partie de mon Top 5. Ce matin, en me levant, j’ai la haine. J’espère pour les Bleus qu’ils sont dans la même situation mentale. Les Espagnols (qui ont aussi perdu d’un point…) ne sont pas les Grecs, on va avoir un match ouvert. Il faut aller chercher cette médaille de bronze. Cette équipe le mérite. Rah. Allez, les mecs, on relève la tête.
J’ai aussi une requête : Tonio Rigaudeau, l’été prochain, t’auras 34 ans. T’as déjà visité le Japon ? :) En tout cas, la moindre des choses serait que tu sois du voyage. On ne le sait pas officiellement, mais t’as dû faire de belles choses dans les vestiaires avec cette équipe de jeunes loups. T’as dû savoir trouver les bons mots aux bons moments. Une équipe ne revient pas du néant sans un capitaine d’exception.