Après avoir disposé assez facilement de Portland, les Spurs avaient face à eux leur premier vrai test de 2006. Les Wolves, lors du 1er match au mois de décembre, leur avaient donné du fil à retordre. En plus de rencontrer Garnett et Cie, San Antonio savent qu’ils jouent également un gros morceau dès le lendemain à Phoenix. Et comme on sait que les enchaînements de matchs sont le point faible des Spurs, ils valaient mieux gagner cette nuit.
Comme on pouvait le penser, le match a été très serré et vous allez en avoir le coeur net. Dans le 1er quart-temps, Minnesota prend 5 points d’avance après un peu plus de 4 minutes de jeu (7-12). Mais Tony par deux fois aidé de Tim permet aux Spurs de reprendre la tête (13-12). Garnett, sur deux lancers francs, redonne 3 points d’avance à son équipe (13-16). A 1"21 de la fin de ce quart-temps, San Antonio compte toujours ce retard de 3 points (17-20). Mais Van Exel par deux fois va permettre aux siens d’égaliser, d’abord à 2 points, puis à 3 points (22-22).
Le 2e quart-temps est digne d’un match de boxe où les deux équipes se rendent coup pour coup, et personne n’arrivent à prendre plus d’une ou deux longueurs d’avance, et le match est tellement serré que les deux équipes finissent à nouveau le quart-temps à égalité…(39-39).
Le retour des vestiaires, pour ceux qui ont suivi quelques matchs des Spurs, est souvent très important et détermine souvent la suite de la rencontre. Mais, après à peine 2 minutes de jeu dans le 3ème quart-temps, ce sont les Wolves qui sont devant avec +4 (39-43). Ce n’est pas énorme certes, mais vu le match, ça ressemble à un gouffre. Bowen puis Duncan ramènent les Spurs et remettent les deux équipes dos à dos. Alors qu’il reste 5"55 à jouer dans ce quart-temps, les Spurs prennent 5 points d’avance (50-45) sur un dunk de Tim Duncan superbement servi par Tony, seul au milieu des géants, après avoir pris son rebond offensif. Une minute, plus tard, Minnesota est déjà revenu à un point (51-50). Parker puis Ginobili en remettent une couche et San Antonio compte à nouveau +5 au tableau d’affichage (55-50). Hassell remet Minnesota dans la course (55-52), mais Tony intenable, repart à l’attaque (57-52) et comme Hassell rate derrière, Bowen ne se gène pas pour donner le plus gros avantage du match aux siens sur un panier à 3 points (60-52). A la fin du quart-temps, les Spurs vont conserver 6 points d’avance, une avance qui peut-être décisive vu la physionomie du match (62-56).
Pendant la 1ère partie de ce dernier quart-temps, le match est redevenu le même, les deux équipes se rendent coup pour coup mais à la seule différence, c’est que San Antonio conserve le petit avantage acquis lors du 3ème quart-temps ! A 7"38 de la fin, alors que les Spurs sont à +8, Olowokandi réduit l’écart (69-63), puis Szczerbiak commence son festival, à 3 points d’abord (69-66) puis en provoquant la faute de Brent Barry sur un shoot, il marque (69-68) mais ne ramène pas son équipe à égalité en ratant le lancer. Parker puis Ginobili (toujours les mêmes !) stoppent l’hémorragie et donnent de l’air aux Spurs (71-68 puis 73-68). Ginobili (encore lui !) sur une interception va bénéficier de deux lancers francs et donne 7 points d’avance aux Spurs (75-68), il reste 4 minutes à jouer. Szczerbiak rajoute deux points pour Minnesota (75-70), Tony en fait de même en inscrivant son 23ème point de la soirée (77-70). Dans les dernières minutes, les Wolves tentent de revenir en vain puisque les Spurs repondent à chaque offensive et que Manu ne craque pas sur la ligne des lancers en fin de match. Victoire de San Antonio 83-77.
Récap : ESPN | Nba.com | Box score
La stat du match : 23 points, 7 passes, 4 rebonds, 11/20 aux shoots. Belle ligne de stats pour Tony. Bien aidé par un Ginobili toujours aussi important 21 points, 4 rebonds, 4 interceptions, 2 passes en 26 minutes.
A noter : Les Spurs s’imposent alors qu’ils terminent le match avec un pourcentage très bof aux lancers francs (57%). Ils s’imposent également avec un Finley hors du coup (1-7 aux shoots, et 2 points), ce qui laisse entrevoir un possible gros match de sa part contre Phoenix… sur nba.com, une belle phrase pour illustrer un changement chez les Spurs (traduite par nos soins) :"Il y avait par le passé un temps où les San Antonio Spurs ne pouvaient pas survivre à une contre-performance de Tim Duncan. Tony Parker et Manu Ginobili ont fait de ces jours des moments du passé." Ceci pour illustrer la "contre performance" (mais tout est relatif) de Tim Duncan (12 points 5-19 aux shoots mais 14 rebonds).
Le prochain match : Samedi 7 Janvier 2006, Ã Phoenix… contre Boris !